Google+

Rechercher dans ce blog

Devenez apiculteur amateur produisez votre propre miel

RENSEIGNEZ-VOUS / INSCRIVEZ-VOUS

Cours de fin février à fin juin, les samedi de 14 heure à 16 heure 30.
Lieu dit : soit la mine Cap Garonne, route du Bau Rouge, Le Pradet ou le bois de courbebaisse près de l'église.
La cotisation est de 120 € d'inscription pour 2018. l'adhésion est valable du 1er Janvier au 31 décembre.

pour nos adhérents : anciens et amis la cotisation reste à 50 €

Inscription pour la session 2018 courant janvier 2018


Rucher Pédagogique du Pradet ouvert aux écoles

Le Rucher Pédagogique du Pradet est situé dans le bois de Courbebaisse, centre ville à droite de l'église: 80 rue Jospeh Lantrua. Réservé aux groupes scolaires.

Nous recevons les enfants du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h, cout de la visite 5,50€ par enfant, plus 1€50 avec atelier bougie, gratuit pour les accompagnateurs.

Ouverture courant Mars, 2018
Prenez rendez-vous dès janvier

Port 07 83 01 81 73 Jean-Pierre
ou 06 49 37 74 99 Guillaume
rucherpedagogiquepradet@sfr.fr


vendredi 6 novembre 2009

Les pionniers de la pollinisation


Quels furent les premiers insectes pollinisateurs? Selon une nouvelle étude, des mouches-scorpions auraient participé à la reproduction des plantes bien avant l'apparition des plantes à fleurs!

Mécoptère du Jurassique et du Crétacé se nourrissant du nectar de plantes depuis disparues. (Mary Parrish, Department of Paleobiology of the National Museum of Natural History)


L’étude des formes incroyables des orchidées et de l’anatomie de leurs pollinisateurs avait permis à Darwin de comprendre ce phénomène extraordinaire de coévolution entre les insectes et les plantes à fleurs qui permet aux uns de se nourrir et aux autres d’assurer leur reproduction tout en se protégeant contre les voleurs de pollen.

Des insectes auraient pratiqué cette fécondation sur des plantes comme les fougères et les conifères, pourtant dépourvues de fleurs, il y a plus de 150 millions d’années, avancent des chercheurs dans la revue Science publiée cette semaine.

Conrad Labandeira (Smithsonian Institution, Washington, E-U) et ses collègues se sont intéressé à de petits insectes de l’ère Mésozoïque, des mécoptères ou mouches-scorpions (ainsi appelés à cause de leur abdomen recourbé). Très diversifiés au Mésozoïque (il y a entre 65 et 250 millions d‘années), les mécoptères possèdent une sorte de trompe bien adaptée à la consommation de nectar.

Après examen de onze espèces de mécoptères et de leur environnement, Labandeira et son équipe concluent que ces mouches-scorpions étaient tout à fait aptes à la pollinisation d’espèces végétales aujourd’hui disparues, antérieures aux plantes à fleurs (angiospermes). Il s’agit de plantes dont le pollen ne pouvait pas être dispersé par le vent mais accessible à la trompe des mécoptères.

Les premières relations entre insectes pollinisateurs et plantes auraient donc existé bien avant la période faste de la fin du Crétacé, il y a entre 65,5 et 99 millions d’années. C’est à ce moment-là que les angiospermes se sont diversifiés et que la coévolution avec les insectes pollinisateurs a pris son essor.

A l’heure actuelle, aucun fossile de mouches-scorpions contenant du pollen n’a été retrouvé, même pour les spécimens conservés dans l’ambre. C’est un peu la pièce manquante de ce puzzle.

Nouvel Obs