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Cours de fin février à fin juin, les samedi de 14 heure à 16 heure 30.
Lieu dit : soit la mine Cap Garonne, route du Bau Rouge, Le Pradet ou le bois de courbebaisse près de l'église.
La cotisation est de 120 € d'inscription pour 2018. l'adhésion est valable du 1er Janvier au 31 décembre.

pour nos adhérents : anciens et amis la cotisation reste à 50 €

Inscription pour la session 2018 courant janvier 2018


Rucher Pédagogique du Pradet ouvert aux écoles

Le Rucher Pédagogique du Pradet est situé dans le bois de Courbebaisse, centre ville à droite de l'église: 80 rue Jospeh Lantrua. Réservé aux groupes scolaires.

Nous recevons les enfants du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h, cout de la visite 5,50€ par enfant, plus 1€50 avec atelier bougie, gratuit pour les accompagnateurs.

Ouverture courant Mars, 2018
Prenez rendez-vous dès janvier

Port 07 83 01 81 73 Jean-Pierre
ou 06 49 37 74 99 Guillaume
rucherpedagogiquepradet@sfr.fr


dimanche 21 février 2010

Les fourmis se cachent pour mourir… et protéger la colonie

Chez plusieurs groupes d’animaux sociaux, les individus mourants partent parfois finir dans la solitude. Des chercheurs allemands ont découvert que chez les fourmis cet isolement social était une tentative volontaire pour éviter de transmettre leur infection au reste de la colonie.

Chez certaines espèces, il a été observé que des individus s’isolaient pour mourir. C’est le cas notamment chez les fourmis, les éléphants, les chats, les chiens et même, parfois, les hommes. L’une des raisons de ce comportement pourrait être une forme d’altruisme. En effet, les sociétés animales créent les conditions parfaites pour les épidémies. Ce comportement altruiste réduit ce risque et pourrait donc avoir été favorisé par l’évolution.

En s’isolant de la colonie et en mourant en un lieu peu fréquenté par ses congénères, la fourmi augmente ses chances de ne pas contaminer la colonie et que celle-ci, en continuant à se développer, transmette ses gènes à travers sa parenté. © Richard Bartz CC by-sa



Le caractère occasionnel de ce phénomène le rend cependant difficile à étudier de manière quantitative. Les chercheurs allemands de l’Université de Regensburg ont donc transporté une fourmilière en laboratoire pour tester statistiquement ce comportement.

Jurgen Heinze et Bartosz Walter ont tout d’abord exposé une colonie de fourmis Temnothorax unifasciatus à des spores d’un champignon parasite mortel (Metarhizium anisopliae). Ils ont alors observé que les fourmis les plus infectées, quelques heures ou jours avant leur mort, quittaient la colonie. Ce départ est volontaire, et non forcé par la colonie. Ces fourmis rompent alors toutes relations sociales avec leurs congénères et s’en vont mourir loin de la colonie, dans une zone peu exploitée.

Un départ vers la mort volontaire et indépendant

Pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une altération du comportement dictée par le champignon parasite, comme c’est observé avec le genre Cordyceps, les scientifiques ont ensuite exposé les fourmis à une atmosphère constituée de 95% de CO2, ce qui réduit singulièrement leur espérance de vie. Une fois encore, ils ont observé le même comportement.

Ces expériences corroborent donc les observations réalisées dans la nature. Cet isolement social, observé aussi chez d’autres insectes sociaux comme les Bourdons (Bombus sp.), est très vraisemblablement un moyen de réduire le risque d’infecter d’autres individus dans la colonie.

Les chercheurs avancent donc dans la revue Current Biology que « l’isolement social pourrait être un comportement altruiste souvent sous-estimé qui sert la valeur sélective globale [NDLR : taux de reproduction de l’individu et de sa parenté] des individus mourants dans les sociétés animales ».

En s’isolant pour mourir, les fourmis, comme cette Temnothorax unifasciatus, réduiraient les risques de répandre des épidémies dans leur colonie et augmenteraient ainsi les chances de transmettre leurs gènes. © Antweb.org

Par Grégoire Macqueron, Futura-Sciences