Google+

Rechercher dans ce blog

Devenez apiculteur amateur produisez votre propre miel

RENSEIGNEZ-VOUS / INSCRIVEZ-VOUS

Cours de fin février à fin juin, les samedi de 14 heure à 16 heure 30.
Lieu dit : soit la mine Cap Garonne, route du Bau Rouge, Le Pradet ou le bois de courbebaisse près de l'église.
La cotisation est de 120 € d'inscription pour 2018. l'adhésion est valable du 1er Janvier au 31 décembre.

pour nos adhérents : anciens et amis la cotisation reste à 50 €

Inscription pour la session 2018 courant janvier 2018


Rucher Pédagogique du Pradet ouvert aux écoles

Le Rucher Pédagogique du Pradet est situé dans le bois de Courbebaisse, centre ville à droite de l'église: 80 rue Jospeh Lantrua. Réservé aux groupes scolaires.

Nous recevons les enfants du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h, cout de la visite 5,50€ par enfant, plus 1€50 avec atelier bougie, gratuit pour les accompagnateurs.

Ouverture courant Mars, 2018
Prenez rendez-vous dès janvier

Port 07 83 01 81 73 Jean-Pierre
ou 06 49 37 74 99 Guillaume
rucherpedagogiquepradet@sfr.fr


jeudi 22 avril 2010

Les abeilles sauvages peuvent-elles remplacer les abeilles domestiques ?

Les agriculteurs s’inquiètent de l’effondrement des abeilles domestiques. Si elles disparaissent, qui pollinisera leurs cultures ? Les abeilles sauvages pourraient se charger de leur rendre ce service, mais il faut préparer le terrain pour les attirer et les retenir. Ces abeilles sont en effet des travailleuses de proximité, contrairement aux abeilles domestiques qui viennent sur leur lieu de travail en camion…

Depuis de nombreuses années, les effectifs des abeilles domestiques subissent un déclin alarmant qui répond au nom de syndrome d’effondrement des colonies d'abeilles. Les causes ne sont pas encore clairement identifiées, mais elles semblent être très nombreuses.


« Si vous écoutez certains des commentaires sur l’effondrement des colonies, vous pourriez penser que la fin du monde approche et que le problème est nouveau, confie Phillip Pellitteri du laboratoire de diagnostic entomologique de l’Université du Wisconsin-Madison. Mais les abeilles domestiques sont en déclin depuis trois décennies pour une litanie de raisons. » Virus, espèces invasives, insecticides, pollutions, destruction des habitats, stress… la liste des suspects est longue, tout comme celles des coupables, vraisemblablement.

Ce déclin commence à inquiéter les agriculteurs américains qui louent des ruchers pour polliniser leurs cultures, en particulier celles de canneberges (cranberry), de pommes, de concombres ou de pastèques. L’intérêt pour les pollinisateurs sauvages, qui ne souffrent pas de ce syndrome, s’éveillent donc.

Aux Etats-Unis, 4.000 abeilles sauvages (Apidés) sont connues pour leur rôle de pollinisatrices. La plupart sont des abeilles solitaires, contrairement aux abeilles domestiques, et nichent dans le sol ou la végétation.

Un tribut floral en échange de services de pollinisation

« Dans les bonnes circonstances, les pollinisateurs sauvages peuvent apporter beaucoup de bénéfices, mais on ne peut les manipuler comme des abeilles domestiques, explique Phillip Pellitteri. On ne peut pas les jeter dans un camion et les trimballer à travers le pays pour distribuer des services de pollinisation. »

Les études ont montré que ces abeilles sauvages peuvent parfaitement polliniser des cultures de pastèques ou de canneberges, et même, pour ce dernier cas, avec un meilleur succès que les abeilles domestiques. Elles ont aussi démontré que la diversité et l’abondance de ces pollinisateurs augmentent avec la présence d’habitats naturels dans les environs des cultures.

« Les producteurs de canneberges du Wisconsin sont très ouverts à l’idée d’employer des pollinisateurs sauvages, révèle Hannah Gaines du département d’entomologie. Mais aucun des grands producteurs n’est encore prêt à abandonner les abeilles domestiques et à utiliser exclusivement des sauvages. »

Les pollinisateurs sauvages ont cependant besoin de zones de plantes à fleurs. Ces zones leur fournissent des ressources florales hors des périodes de floraison des cultures et leur procurent des abris pour nidifier. Hannah Gaines compte donc sur les programmes gouvernementaux et les agriculteurs pour promouvoir la création de zones florales pérennes aptes à accueillir les abeilles sauvages. « La conservation des abeilles sauvages passe par la conservation de leurs habitats » insiste-t-elle.


Un bourdon (Bombus sp.) en train de butiner et de polliniser une fleur. © ComputerHotline CC by 2.0

Par Grégoire Macqueron, Futura-Sciences